Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/epsetsoc/www/config/ecran_securite.php on line 283
Haies - Situation pour le cycle 3 - EPS & Société

Accueil > APSA > Activités athléthiques > Haies - Situation pour le cycle 3

Des pratiques

Haies - Situation pour le cycle 3

Claire Pontais - 15 mars 2018

Des repères didactiques et une démarche pour enseigner la course de haies à l’école primaire pendant 10 séances*.

Repères des acquisitions en fin de cycle 3 
L’élève court le plus vite possible malgré les obstacles ( 3 ou 4 haies basses)
L’élève tente de défier le temps (battre un record) et de défier les autres
Il identifie le parcours le plus adapté à ses possibilités
Il sait observer le nombre d’appuis entre les haies et les franchissements (qui sont à
cette étape encore souvent des « sauts »).
Il sait tenir des rôles sociaux (donner un départ, être juge à l’arrivée)

Pour réussir cela, il doit apprendre à :
- Structurer les différents espaces (couloir, départ/arrivée, hauteur/ éloignement
des haies, nombre d’appuis inter haies …).
- Courir en franchissant les obstacles et maintenir sa vitesse malgré la haie :
o Ne pas piétiner avant l’obstacle
o Savoir différencier « sauter par dessus » et « franchir la haie » en courant 
o Continuer à aller vite dès la réception
- Respecter les règles de sécurité.
- Assumer au sein d’un groupe restreint les rôles d’observateur et de chronométreur.

Situation proposée 

But du jeu : Aller aussi vite avec ou sans obstacles

Deux possibilités :

1. Comparer Courir 30 m plat – courir 30 m Haies (avec chrono)

2. Un 2ème coureur court sur le plat (sans haies), celui qui court avec les haies doit aller aussi vite que lui (c’est un défi). Cet enfant « lièvre » remplace le chrono, ce qui évite de nombreux problèmes d’organisation avec des enfants jeunes.

Pour équilibrer le défi, il peut être nécessaire de donner un avantage au coureur de haies (ou un handicap au coureur sur le plat)

Critères de réussite :

  • battre son record aux haies - comparer les 2 temps : réduire l’écart.
  • battre le copain qui est sur le plat (que je ne battais pas avant) 

Problème à résoudre : assurer le maintien de la vitesse malgré les obstacles.

Justification des contraintes de la situation :

  • la distance est courte car c’est une course de vitesse, elle doit permettre un engagement total
  • elle permet un certain nombre de répétitions (tps de récupération suffisant)
  • la comparaison aide l’élève à se poser des questions sur le franchissement, le nombre d’appuis entre les haies…
  • hauteur des haies variables (suivant l’âge et l’hétérogénéité des élèves)

Comportement de départ (Palier 1)

L’élève ne court pas vite entre les obstacles ; il regarde la haie au moment de « sauter ». Il a peur de de se faire mal.

Il piétine devant la haie et la franchit en sautant ; il s’écrase à la réception ou arrive les deux pieds presque en même temps.

Il est organisé par la récupération de son équilibre après la haie : C’est un d’abord « sauteur » avant d’être « coureur ».

Ce qu’il doit apprendre :

  • franchir les haies tout en continuant à courir
  • courir régulièrement entre les obstacles et les sauter sans déséquilibre

Palier 2
L’élève court régulièrement (nombre d’appuis identique) entre les obstacles qu’il saute largement

Attitude générale équilibrée ; l’élève repère son pied d’impulsion favorable

L’élève est organisé par la continuité de la course : il devient « coureur-sauteur »

Ce qu’il doit apprendre :

  • maintien de la vitesse tout en franchissant « au ras » de la haie
  • S’éloigner de la haie pour la franchir dans la course ;
  • différencier et coordonner : pousser, enjamber, éviter, reprendre la course

Palier 3 (collège-lycée)

L’élève court régulièrement ; le passage de la haie se fait avec dissociation du haut et du bas du corps. La perte de temps lors du franchissement est due à une absence d’accélération avant et après l’obstacle

Ce qu’il devra apprendre :

  • anticiper la reprise de course pendant le franchissement
  • « attaquer » activement la haie, avec une trajectoire rasante (2/3 avant la haie, 1/3 après)
  • engagement des épaules vers l’avant, poussée complète de la jambe d’appel, esquive latérale rapide L’élève est organisé par la reprise de course après la haie : « coureur-franchisseur »

Démarche d’apprentissage pour 10 séances

Débuter le module par de la course de vitesse

La situation de vitesse doit être maîtrisée de façon à centrer les élèves sur les problèmes des haies. Avoir compris les règles du jeu et les rôles sociaux : savoir donner un départ, évaluer une arrivée, chronométrer

Si le travail se fait sans chronomètre, faire des groupes de 3 élèves ayant des vitesses de course similaires.

Organisation :

Les obstacles sont bas et larges : (h= 30 à 40 cm) (l = 50 à 60 cm), plus bas si les enfants sont plus petits.

Les couloirs ne doivent pas changer. L’élève change de couloir uniquement si nécessaire.

Organisation par groupe de 3 élèves : 1 coureur (haies), 1 « lièvre » (course sur le plat), 1 observateur/organisateur

Au départ, faire 3 essais pour voir la meilleure performance sur 30m ; noter cette performance de référence

Faire 2 essais par couloir pour les haies pour choisir son meilleur couloir.

L’élève doit « être à fond » quand il fait sa course.

Centrer les élèves sur : (Palier 1→2)

  • La vitesse de course maximale
  • Sur la structuration de l’espace de course (nombre d’appuis entre les haies)
  • A-t-il un pied d’appel prioritaire ?

Si leur vécu est suffisant : (palier 2→3)

  • centrer l’élève sur son franchissement : en cloche, rasant..
  • Faire prendre conscience à l’élève de son piétinement devant la haie
  • Marquer d’un trait l’endroit d’appel et de réception. On peut mettre un carton devant la haie pour qu’il allonge son franchissement (placer le carton à 1m environ devant la haie)

Fiche conçue à partir des travaux de Alain Le Bas, formateur à l’IUFM de Saint Lô

Tous les articles par APSA

A lire aussi